Observation du marché

La navigation intérieure européenne

Sélectionnez la période

Chapitre en cours

12

A2016 Q1

Aperçu du marché
Printemps 2016

14

A2016 Q2

Observation du marché
Année 2016

4

A2016 Q3

Aperçu du marché
AUTOMNE 2016

6

A2016 Q4

Aperçu du marché
Hiver 2016-2017

14 Chapitres disponibles

La flotte européenne de bateaux à marchandises sèches compte actuellement un peu plus de 11 500 unités (automoteurs à marchandises, barges de poussage). Environ deux-tiers de ces unités sont enregistrés dans les États du bassin du Rhin (Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse).

 

La navigation européenne à cale citerne compte environ 2000 unités, avec une concentration encore plus forte dans le bassin du Rhin. Ainsi, 86 % de l’ensemble des bateaux-citernes sont enregistrés en Europe occidentale.

 

En revanche, la navigation de remorquage et de poussage est très présente dans les États riverains du Danube et en Pologne. Il en résulte que les États riverains du Danube et le groupe d’États tiers (Grande-Bretagne, Italie, Pologne, République tchèque) comptent une part non négligeable du total des pousseurs et remorqueurs en Europe, soit environ 2 600 unités.

 

parts des flottes des États riverains du Rhin, des États riverains du Danube et d’autres États en Europe (en % par rapport au nombre de bateaux)

Navigation à cale sècheNavigation à cale citernePousseurs et remorqueurs
États riverains du Rhin648658
États riverains du Danube251426
Autres États11016
Total Europe100100100

Source : CCNR, sur la base de données des administrations nationales

 

Navigation à cale sèche

 

En Europe occidentale, le nombre d’unités (automoteurs à marchandises, barges de poussage) a diminué d’environ 12 % entre 2005 et 2014, tandis que le tonnage a augmenté de 14 %. Cela s’explique essentiellement par le déchirage ou la vente à l’étranger de petites unités et par la construction, essentiellement avant 2009, de nouvelles unités présentant une plus grande capacité de chargement.

Flotte de la navigation à cale sèche en Europe occidentale*

* Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse. Les unités considérées sont les automoteurs à marchandises et les barges de poussage

Source : : CCNR, sur la base de données des administrations nationales

Dans la navigation à cale sèche en Europe occidentale, environ la moitié du nombre de bateaux (49 %) sont néerlandais et ceux-ci représentent plus de la moitié du tonnage (56 %). Ces parts ont légèrement augmenté depuis l’année 2005.

 

Une baisse du nombre de bateaux peut toutefois être constatée aux Pays-Bas à partir de l’année 2012. Cela s’est aussi traduit par une légère baisse du tonnage total en Europe occidentale. Le nombre des faillites a augmenté en 2012 et des bateaux ont été déchirés ou exportés à l’étranger.

En 2015, le taux de nouvelles constructions en Europe occidentale a légèrement augmenté par rapport à l’année 2014, pour atteindre environ 37 000 tonnes. Toutefois, le total du tonnage mis en service au cours des années 2013, 2014 et 2015 représente moins d’un pour cent de la capacité actuelle de la flotte, qui est d’environ 10,5 millions de tonnes.

 

Parallèlement à l’ajout de 37 000 tonnes, 60 000 tonnes ont été déchirées (65 bateaux). Certaines barges de poussage et des bateaux à marchandises plus anciens ont été vendus dans le bassin du Danube. Il en résulte que la tendance à la réduction de la flotte s’est poursuivie en 2015.

Taux de nouvelles constructions en navigation à cale sèche en Europe occidentale (en 1000 tonnes)

Source : IVR

En 2014, les unités ayant un volume de cale de 1000 tonnes au maximum ont représenté près de la moitié de la flotte. Cette part atteignait 55 % en 2007.

Parts des différentes catégories de tonnage dans la flotte à marchandises sèches en Europe occidentale (en %)

Source : calcul de la CCNR

Certaines banques ont indiqué plus récemment avoir constaté une certaine reprise des investissements concernant de petits bateaux à marchandises sèches (d’une longueur inférieure ou égale à 86 m et d’un tonnage inférieur ou égal à 1 200 tonnes).1  Ces projets visent à la fois à financer des nouvelles constructions et du tonnage d’occasion – dans ce deuxième cas il s’agit d’éviter le déchirage.

Navigation à cale citerne

 

Si le nombre des bateaux est en légère baisse depuis l’année 2010, le total de cale suit une évolution constante. Cette tendance s’est poursuivie aussi en 2015. Selon le Système européen d’inspection des bateaux de la navigation intérieure (EBIS), 27 nouveaux bateaux à double coque ont été mis en service en 2015.2 Parallèlement, 21 bateaux à simple coque ont été déchirés et 8 ont été vendus à l’étranger (Afrique, Europe de l’est). Le total de ces retraits est de 29 bateaux-citernes représentant une cale de 46 500 tonnes (65 000 tonnes l’année précédente).3 Il en résulte ainsi une légère hausse du total de cale.

Nombre de nouveaux bateaux mis en service en navigation citerne en Europe occidentale

Source : EBIS

Il en résulte que la tendance horizontale se poursuit pour le tonnage. Le total de la flotte de navigation à cale citerne en Europe occidentale atteint actuellement environ 1 500 unités.

Flotte de la navigation à cale citerne en Europe occidentale*

* Allemagne, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse.

Source : CCNR, sur la base de données des administrations nationales

Entre la fin de l’année 2016 et mi-2018 seront mis en service sur le marché européen environ 15 bateaux-citernes utilisant du gaz naturel liquéfié (GNL) comme combustible, où ils seront exploités dans la région ARA et sur le Rhin. Cet investissement d’une grande société pétrolière a plusieurs objectifs. Il en résultera de meilleures possibilités d’aboutir à une masse critique pour la demande de GNL en tant que carburant, ce qui favorisera la création d’une infrastructure GNL en Europe occidentale.4

 

Ces investissements devraient venir augmenter quelque peu les taux de nouvelles constructions au cours des années 2016, 2017 et 2018. Compte tenu du nombre proportionnellement relativement faible de ces bateaux, il ne peut toutefois être question d’un effet négatif sur le rapport entre l’offre et la demande et sur les taux de fret. Cet investissement reflète plutôt le début de la propagation d’un nouveau paradigme technologique en liaison avec des avantages économiques (baisse du coût du carburant) et écologiques (baisse des émissions), qui présentera à l’avenir d’importants avantages pour l’attrait et la compétitivité de la navigation intérieure européenne.

Navigation à passagers

 

En 2016 sont exploités sur les fleuves européens environ 340 bateaux de croisière, soit 20 de plus qu’en 2015. Le nombre de lits est passé de 46 661 (2015) à 49 812 (2016), soit une augmentation de 7 %. Le nombre de lits a ainsi augmenté un peu plus que le nombre de bateaux.

 

Le nombre des mises en chantier de nouveaux bateaux a légèrement baissé en 2016 par rapport aux années précédentes. Les carnets de commande permettent de conclure à un ralentissement aussi pour 2017. Cela s’explique par la pause marquée par des opérateurs de voyage américains, qui sont à l’origine de plus de la moitié des nouvelles constructions.

Nombre de bateaux de croisières fluviales mis en service en Europe

Source : Hader & Hader ; IVR

La capacité des nouveaux bateaux est comprise entre 80 et 190 lits. Le bateau à 80 lits, destiné à une exploitation sur l’Elbe et la Vltava, entre Berlin, Dresde et Prague, est équipé d’une propulsion à roue à aube. Cela permet de faire face tout au long de l’année à des conditions de hauteurs d’eau relativement difficiles sur les deux fleuves. Dans l’ordre croissant, les bateaux suivants (respectivement 96 et 106 lits) ont été conçus pour le Douro au Portugal. Les bateaux qui disposent du plus grand nombre de lits (190 lits) sont exploités sur le Rhin, le Main, le Danube et la Seine.

 

Environ ¾ des bateaux de croisières fluviales exploités en Europe sont destinés au Rhin et au Danube et, compte tenu de leurs dimensions, peuvent être exploités dans les deux bassins fluviaux. Le quart restant de la flotte est exploité sur les fleuves français, la Seine, le Rhône et la Loire, ainsi que sur le Douro au Portugal, ou exclusivement sur le Danube.

Secteurs d'exploitation des bateaux de croisières fluviales mis en service en 2016 en Europe

Source : Hader & Hader

3/4 des bateaux de croisières fluviales exploités en Europe sont destinés au Rhin et au Danube

1     Voir l’article: « Ostfriesische Volksbank wächst in der Krise » dans: Die Binnenschifffahrt, n° 1/2016

 

2     EBIS inspecte actuellement 1 244 bateaux-citernes avec un tonnage total de 3,1 millions de tonnes.

 

3     Source : Article « Übersicht der Binnenschiffs-Neubauten 2015 », dans : périodique Schifffahrt, Hafen, Bahn und Technik, mars 2016.

4     Il est probable que ces bateaux-citernes effectuent des voyages avec du GNL au départ du terminal GNL-Breakbulk au Gate terminal de Rotterdam Ce terminal est un élément important pour l’infrastructure GNL en Europe. Le groupe pétrolier sera ainsi le premier grand client de ce terminal.

Un projet co-financé parCommission Européenne

Haut de page